Citroën DS3 : l’alternative Chic et Choc

En s’adressant à celle-ci, elle souligne l’évolution du style Citroën à l’intention de ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué : avec les C5 et C6, l’hypothétique mais fabuleuse GT et bientôt les DS4 et DS5 au caractère bien trempé, la marque aux chevrons fait table rase de son image de fabricants de voitures de papys et s’engouffre pied au plancher dans le XXIème siècle. Et si la DS3 est la plus petite de toutes ces voitures, le créneau dans lequel elle s’insert en fait aussi l’une des plus exposées. Face à une clientèle habituée à s’offrir le meilleur et aussi sensible à l’image qu’au confort et à la technique, se confronter aux valeurs sûres de la catégorie que sont les Mini et autres Fiat 500, n’est pas chose facile.

Résolument contemporaine

L’essai de la voiture indique pourtant, sans l’ombre d’un doute, que la Citroën est armée pour réussir cette mission. Il y a d’abord cette silhouette nouvelle, moderne et dynamique. Dans la rue la DS3 attire tous les regards sans susciter jalousie ou acrimonie. On aime son allure très contemporaine, ses phares diurnes, ses chromes présents (baguettes latérales, poignées, rétroviseurs…) sans être ostentatoires, ses jantes façon alu forgé…

L’environnement intérieur participe de cette même modernité : les sièges bien sûr, sportifs d’allure mais confortables, et le tableau de bord, joliment dessiné avec sa casquette est habillée d’un revêtement évoquant la fibre de carbone, la visière comme suspendue au dessus des instruments, les afficheurs très modernes, le dessin des contre-portes… Nous n’émettrons de réserve qu’au sujet du bandeau plastique décoratif, proposé dans une belle variété de couleurs (noir, bordeaux, bleu ciel, jaune, rouge et blanc), qui nous fait penser à une pièce de tôle, comme cela se faisait jusqu’au début des années 60. Peut-être une autre finition permettrait-elle de minorer cette impression. A ce détail près, objectivement, c’est carton plein. Jusqu’à l’espace à bord et aux rangements, tous deux parmi les meilleurs de la catégorie. Les finitions sont soignées mais on regrette des sièges non électriques et un volant réglable uniquement en hauteur. Bon point en revanche pour les rétros extérieurs, qui se rabattent automatiquement (et électriquement) lorsque le contact est coupé. Il convient enfin de souligner la qualité de l’installation autoradio et les performances du GPS, qui de plus annonce les radars automatiques. Une voiture décidément bien de son temps !

Mécanique brillante

Contact. Le 1600 turbo accompagne son éveil d’une sonorité annonciatrice de caractère. Et du caractère, il en a. On est même surpris de sa souplesse à bas régime et de ses bonnes manières en ville. Il est vrai que sa valeur de couple maxi (240 Nm) est atteinte très bas : à 1400 trs seulement, une performance jusqu’ici apanage des moteurs à compresseur et non des turbos. Un excellent point et un gage de confort urbain, en tout état de cause. Pour peu que la route se dégage, la DS3 révèle un tout autre caractère, et s’avère cette fois nettement supérieure à ses rivales : ses 156 ch ne se font pas prier et permettent des performances aujourd’hui prohibées. Les purs et durs regretteront toutefois des réactions de couple dans le train avant lors des phases de franche accélération (a fortiori si l’adhérence est précaire), mais ses concurrentes directes présentent la même faiblesse. Pas très grave, donc. En revanche, nous regrettons nettement l’absence d’une boîte automatique, lacune qui risque cette fois, compte tenu de sa cible, d’handicaper sérieusement la DS3 par rapport aux Mini et 500.

La version ULTRA prestige

Fort du succès de la CITROËN DS3 avec plus de 100 000 ventes dont près d’un tiers réalisées sur le niveau de finition le plus élevé, la Marque présente à l’occasion du Salon de Francfort la CITROËN DS3 Ultra Prestige. Un choix de matériaux nobles, des procédés de fabrication inédits dans le monde automobile, la CITROËN DS3 Ultra Prestige investit avec audace l’univers du luxe. À l’intérieur, le modèle Ultra Prestige reçoit la sellerie garnie de cuir club en confection « bracelet de montre », spécifique aux modèles de la ligne DS. À l’avant comme à l’arrière, ce garnissage se compose d’un cuir semi-aniline, d’une qualité habituellement réservée aux réalisations sur mesure. Aux places avant, cette confection révèle un « crescendo » totalement inédit dans l’industrie automobile et s’inspirant de certaines créations de la mode : obtenue à partir d’un procédé spécifiquement étudié pour cette version, la teinte des sièges présente ainsi un dégradé progressif allant du blanc en haut des dossiers vers le noir des assises. Plaisir des sens, le bandeau de planche de bord est gainé de cuir club blanc « Alpin Weiss » embossé d’un logo DS, également présent en haut de dossiers des sièges avant. Soin extrême du détail, la couleur des afficheurs du combiné s’accorde au blanc des décors intérieurs. Sophistiquée, la DS3 Ultra Prestige dispose de sur-tapis d’une épaisseur exceptionnelle gansés avec une double surpiqûre en fil contrasté. Pour parfaire l’harmonie qui règne à bord, le cuir club se décline également sur les panneaux de portes et l’accoudoir central.

 

Chapeau donc à Citroën, qui confirme dans cette catégorie difficile un talent aujourd’hui insolent. Une boîte automatique pour la DS3, une DS4 conforme au projet High Rider et une GT plus abordable que la supercar que l’on sait, et nous voilà avec un constructeur automobile capable d’affronter la concurrence étrangère sans ciller – voilà bon temps que cela ne nous était pas arrivé !