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La Jaguar Type-E fête ses 50 ans

La marque de Coventry crée l’événement lorsqu’elle lève le voile sur son nouveau modèle, ce 16 mars 1961 au salon de Genève. Préparée dans le plus grand secret, la E-type bouscule tous les standards. D’abord, la voiture est d’une beauté à couper le souffle. Ensuite, ses caractéristiques techniques sont plus avancées que celles de ses concurrentes, ses performances supérieures, et enfin l’auto est proposée à un prix trois fois moindre que ceux de ses rivales. Imaginez Jaguar lançant aujourd’hui une concurrente directe des Ferrari 458 et Mercedes SLS vendue 70.000 euros… La nouvelle venue reçoit immédiatement un accueil dithyrambique et devient la nouvelle coqueluche de la jet-set, du show-business naissant et de toutes les personnalités en vue : tout le monde veut sa Jaguar E.

Esthétiquement, le Type E se distingue par un capot interminable et des galbes sensuels qui lui dessinent une lignes à la fois virile et élégante. On doit son dessin à un aérodynamicien issu de l’aviation : Malcolm Sayer, sous la direction de l’omniprésent patron de la marque William Lyons. Techniquement, elle reprend à son compte le six cylindres en ligne 3.8 litres de la XK150 à laquelle elle succède, mais inaugure une caisse autoporteuse, quatre roues indépendantes, quatre freins à disques… D’entrée de jeu sa tenue de route et ses performances (240 km/h) la placent au sommet de la spécialité, et son prix en fait un modèle sans concurrence. Déclinée en coupé et en cabriolet, le Type E devient emblématique des swinging sixties.

 

Dès son lancement, la Type E boulverse tous les standards

Jaguar en développera trois générations successives, qui rythmeront l’évolution technique du modèle et sa fiabilisation (quoique la Type E restera toujours une voiture à l’entretien coûteux) en même temps que l’altération de la pureté de son style originel. Ce seront la Série 1 (1961-1967), la plus recherchée des collectionneurs, celle au style le plus pur, reconnaissable à ses phares carénés et ses pare-chocs fins ; la Série 2 (68-70), dont les grosses optiques et gros pare-chocs trahissent l’adaptation aux normes américaines, déjà plus fiable que son aînée, et la Série 3 (71-75), qui marque l’arrivée du moteur V12 et de la boîte automatique mais a abandonné le statut de sportive pour celui de GT.

Une valeure sûre en collection

Aujourd’hui la Type E reste l’une des valeurs sûres du marché de la voiture de collection, et présente l’avantage d’une production conséquente (72.807 exemplaires, toutes versions confondues) et d’une bonne disponibilité des pièces de rechange. Il s’en trouve sur le marché à des tarifs très divers, et dans des états d’entretien ou de restauration tout aussi disparates. On peut ainsi trouver un coupé Série 2 ou 3 pour 30 à 40.000 euros, mais il faut savoir que la restauration est un travail coûteux et de longue haleine qu’il faudra, sauf talent (et équipement) particulier, confier à un spécialiste, tandis que les modèles état concours parfaitement restaurés atteignent voire dépassent le cap des 100.000 euros. La Type E reste un cas à part jusque dans ce domaine, puisqu’elle est l’une des seules voitures de collection à avoir suscité des vocations et la création d’officines spécialisées, qui permettent à l’amateur de gérer la restauration de sa voiture à son rythme.

Patrie de l’automobile et de Jaguar, l’Angleterre reste un creuset pour ces artisans qui pour certains refont à neuf les voitures qui leur sont confiées. C’est le cas de Eagle, considéré par la communauté des jaguaristes comme LE premier spécialiste mondial de la restauration de Type E. Créée en 1982, la maison se consacre exclusivement à ce modèle. Trente ans de spécialisation lui ont valu un certain nombre de faits d’armes notoires, comme la restauration de la Lightweight de Roy Salvadori en 2005, celle de la toute première Type E de démonstration (260 PPO, juillet 1961) et diverses distinctions internationales. Paradis des amateurs, son parc couvre toutes les versions produites, jusqu’aux rarissimes Lightweight de compétition, à des tarifs variant entre 88.000 euros pour un coupé 1962 en excellent état et 350.000 euros pour un roadster 1966 « mieux que neuf » puisqu’intégralement restauré et bénéficiant d’une mécanique moderne et fiable. Eagle fabrique également une Type E moderne qui est bien plus qu’une réplique puisqu’elle a reçu le blanc-seing des inconditionnels de la marque, puristes s’il en est.

L’Eagle Speedster : une Type E moderne

Initié à la demande d’un client américain désireux de posséder une Type E moderne, utilisable au quotidien, le projet Eagle Speedster a été conduit sans préoccupation de temps ou de budget. Clairement établie dès le premier jour, cette base de travail a permis à la maison de développer une voiture très aboutie. Autour d’un châssis tout aluminium, comme les XK et XJ les plus récentes, ce roadster utilise le moteur Eagle 4.7 litres monté sur certaines restaurations, une boîte manuelle 5 vitesses et des suspensions modernes. Habillé de cuir matelassé et d’aluminium, l’habitacle reprend au plus près le dessin de celui de la version originale, jusqu’aux manomètres centraux et aux interrupteurs à bascule. Quant aux performances, le poids limité de l’auto – 1100 kg – les fixe à un niveau des authentiques sportives. Entièrement réalisée à la main, l’Eagle Speedster rejoint quelques autres expressions ultimes de l’automobile à façon, comme la pratiquent Spyker ou Pagani, et chaque modèle est réalisé à la carte en fonction des goûts de son heureux propriétaire. Comme c’était le cas avec le Type E il y a cinquante ans, fiabilité en plus, chaque voyage en Speedster est une expérience à part et exaltante, bien éloignée de l’uniformisation qu’imposent les règlementations modernes à l’industrie automobile. L’occasion de rappeler qu’Enzo Ferrari lui-même considérait en son temps que la Jaguar Type E était « la plus belle voiture jamais créée ».