Van Gogh passe l’Été au Havre

Cet été, du 29 Juin au 1er Septembre 2019, le Havre, racine de l’art moderne, accueille Vincent Van Gogh pour une exposition immersive dans un nouvel écrin, le Carré des Docks.

Van Gogh

IMAGINE VAN GOGH, UN PROJET CULTUREL UNIQUE

Cet été, la lumière et le soleil de la provence s’invitent en Normandie. L’exposition Imagine Van Gogh révèle l’univers de couleurs et d‘émotions du peintre en invitant à voyager dans ses toiles. Les visiteurs se promènent au cœur d’images géantes extraites des tableaux de Van Gogh. Les détails, les touches, la matière, les couleurs les emportent pour vivre une expérience hors du commun où tous les sens sont en éveil. Ils découvrent ainsi plus de 200 toiles de l’artiste dont les plus célèbres, peintes de 1888 à 1890, en Provence, à Arles et à Auvers-sur-Oise. Imagine Van Gogh met au service de l’émotion picturale les techniques avancées de la multiprojection et de l’audio immersif a n de vivre et ressentir l’énergie créative de cet artiste exalté. Cette réalisation est l’œuvre d’Annabelle Mauger et de Julien Baron qui ont collaboré à la création des spectacles de CATHEDRALE D’IMAGES, au Baux-de-Provence, sur le concept d’image totale imaginé par Albert Plécy.

Van Gogh

Van Gogh présenté en « Image Totale » Nous connaissons principalement l’image sous un aspect conformiste et strict qui se limite aux espaces et aux volumes : c’est l’image classique ou « écranique » (télévisuelle, d’ordinateur, cinématographique, de simple projection). Toutes ces formes rendent le spectateur passif, tant physiquement qu’intellectuellement. Dans les années 1960, le cinéaste et photographe Albert Plécy, ami des grands Jean Lartigue et Robert Doisneau, lui-même président-fondateur de la célèbre association « Les gens d’Images » eut l’idée d’orienter ses recherches pour parvenir à inventer un procédé́ de projection révolutionnaire. Examinant les techniques de prise de vue et de projection, Plécy ambitionne d’aboutir à une « vision totale » pour parvenir à noyer le spectateur. Ce n’est plus lui qui regarde l’image ; c’est désormais l’image qui le regarde et qui l’attire, en lui imposant, dans l’admiration de l’« Image Totale », de renoncer à ses habitudes de lecture. Tout a réellement commencé en 1975, Albert Plécy ayant nalement retenu le site inexploité́ des gigantesques carrières abandonnées des Baux de Provence pour créer sa « CATHEDRALE D’IMAGES » et y inaugurer deux ans plus tard sa propre création audiovisuelle en « Image Totale ». Ainsi naquit en 1977, au terme de deux années de recherches, de mises au point et d’installation, l’« Image Totale » de Plécy.

Van Gogh

En cheminant, les spectateurs sont « intégrés dans l’image ». Cette immersion totale dans l’œuvre est renforcée par la diffusion synchronisée d’une bande musicale sonore. Ayant sélectionné́ les zones, les angles et les tailles de projection d’images, mais aussi déterminé́ un cheminement pour le spectateur « intégré́ et immergé » dans l’« Image Totale », Plécy substituait à la notion de spectateur passif, assis dans un fauteuil et regardant une image sur un écran à celle du spectateur actif, introduit dans un univers d’images dans lequel il évolue à sa guise, en totale liberté́. Par le choix de l’emplacement de dizaines de sources de projections visuelles et sonores destinées à projeter des images allant de 50 à 100 m2, voire plus, sur plus de 4000 m2 d’écrans naturels… en jouant sur la répartition des volumes, des arêtes, des angles, des parois et de l’ensemble des surfaces, Albert Plécy réalise une création artistique unique en son genre.

Le projet IMAGINE VAN GOGH d’Annabelle Mauger et Julien Baron, qui ont longtemps collaboré aux projets de CATHEDRALE D’IMAGES, est dans la droite ligne de ce qu’Albert Plécy appelait l’« Image Totale ». Le caractère post-impressionniste, voire expressionniste de l’œuvre de Van Gogh, en particulier celle des deux dernières années de sa vie présentées dans cette exposition, est un terrain de jeu formidable pour ces deux réalisateurs. Van Gogh aimait peindre ce qu’il voyait, mais il exacerbait toute guration. Dès lors, le champ de l’interprétation est immense pour chaque toile fragmentée, pour chaque détail mis en valeur. Cette présentation originale, obtenue par la maîtrise des dimensions et de l’espace auquel s’ajoute un aspect poétique, ne cherche pas à retranscrire la réalité, mais à écrire un nouveau poème. La Nuit étoilée de Van Gogh est magni ée par un découpage précis du tableau, le détail des mouvements, l’isolement des étoiles… Le rendu devient ction enchanteresse qui explose dans toute la surface de projection. L’espace du Carré des Docks conserve son volume initial. Les visiteurs entrent dans une salle respectant les dimensions actuelles de la pièce centrale. Les volumes offrent la possibilité d’exploiter les effets de la vidéo fragmentée dans un espace tridimensionnel agissant en trompe-l’oeil. Les réalisateurs revendiquent ici l’anachronisme dans l’interprétation même des œuvres artistiques qu’ils proposent en en modi ant l’échelle, permettant de donner une nouvelle vision, au-delà du champ de l’histoire de l’art la lecture du détail, si bien valorisée par Daniel Arasse dans son Histoire de la peinture.

Plus de 200 œuvres pour offrir une émotion XXL

C’est entre la Provence et l’Île-de-France que Vincent Van Gogh aura réalisé ses plus beaux tableaux. Cet itinéraire nous permet de parcourir et pénétrer l’œuvre picturale de cette période. C’est de son portrait d’où jaillissent deux yeux bleus qui nous xent intensément que commence ce voyage. Ciel et soleil, paysages, scènes de villes et de campagnes, villageois, paysans, natures mortes, misères et joies de l’humanité́ se dessinent tour à tour et colorent la toile sous le regard du peintre qui contemple ce siècle finissant.

Réservation Possibilité de réserver un billet coupe- le prioritaire par tranches horaires d’une heure directement sur le site de l’exposition www.imagine-vangogh.com Réservation dans les points de vente habituels (frais de réservation en sus).

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