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Marylin rentre dans l’éternité

(EN text included) Un  mois avant sa mort… Ses films ne sont pas inoubliables et elle était plus sexy que réellement belle. Mais les studios, qui faisaient avant les réseaux sociaux la pluie et le beau temps sur la célébrité, en ont fait une star planétaire. Sa vie sentimentale et sa mort commandée par la raison d’Etat, que la déclassification récente de documents d’époque permet aujourd’hui de confirmer indiscutablement, en ont fait un mythe éternel. Les hasards de la vie ont voulu que sa série photo la plus intime et la plus émouvante fut réalisée un mois avant sa disparition. Deux événements successifs définitivement associés pour entretenir la légende.

La Dernière séance de Bert Stern

Deux nuits, une journée, 2571 photos devenus légendaires. Une parenthèse temporelle fugace, fragile et précieuse, résultant d’un moment de grâce unique entre un photographe et son modèle. Olivier Lorquin, Président du Musée Maillol, à Paris, qui exposa les 59 clichés de La Dernière Séance et fut proche de Bert Stern jusqu’à la fin de ses jours, revient sur cette expérience unique, hors du temps, historique, qui se tint les 21 et 28 juin 1962 à l’hôtel Bel-Air d’Hollywood, et sur sa propre rencontre avec Bert Stern et comment il en vint à devenir une sorte de dépositaire de l’émotion de toute cette aventure.

« Le plus extraordinaire fut que ce fut une rencontre tout à fait accidentelle. Venu à Tel Aviv pour une autre exposition, je visitais le Musée d’Art moderne de la ville et y découvris une grande exposition consacrée à Marilyn, qui contenait les photos de la Dernière séance. Et cet ensemble de photos me rendit totalement fou. »De fait, lorsque Bern Stern réalisa cette série devenue historique, il s’était déjà spécialisé dans la photographie de stars et était connu pour ses clichés de Liz Taylor et Richard Burton, Audrey Hepburn, Marlon Brando… Plus tard il immortaliserait également Alain Delon et Romy Schneider, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Sophia Lauren… Mais c’est bel et bien pour les trois sessions d’une série désormais célèbre sous l’unique appellation de Dernière séance, les seules photos de Marilyn Monroe star et nue, qu’il est entré au Panthéon de la photographie.

Pour l’Histoire

La dernière séance. 2571 photos prises en trois sessions, au cours desquelles s’établit un climax exceptionnel, situation intangible par essence éphémère et fragile, qui donna lieu, parce qu’elle devait disparaître un mois plus tard, à ce qui reste pour l’éternité comme le testament photographique de la plus grande star du cinéma de tous les temps. Bien entendu, au-delà de la beauté et du sex-appeal de Marilyn Monroe, au-delà de la plénitude de la femme de 36 ans qu’elle est devenue et du glamour qui irradie de ces clichés, l’émotion suscitée par les circonstances de sa mort (lire page 118 et suivantes) participe aussi largement de la célébrité planétaire de la série.

« Ce que je ne savais pas alors, explique Olivier Lorquin, c’est que cette exposition était le chant du cygne de Marilyn, qui devait mourir quelques semaines plus tard. A cette époque, Bert Stern pensait avoir toute sa carrière devant lui alors qu’après cette séance son inspiration était tarie parce que Marilyn l’avait littéralement envoûté. Propriétaire de ses photos de 1962 à 1981 il les vendait au mètre, mais au bout de près de vingt ans il s’aperçut que depuis que Marilyn s’était abandonnée à son objectif il continuait à exercer son métier de photographe, mais était à la dérive. Aussi décida-t-il en 1981 de sélectionner 59 photos de la session, dont il fit une première édition numérotée, qui donna lieu à une exposition dans un petit musée américain. Et c’est en découvrant celle-ci, alors qu’il était en déplacement aux Etats-Unis, que Daniel Filipacchi décida de lancer Bert Stern en France. »

Ci-dessus : une photo prise au petit matin du 28 juin et un instantané que Stern prit fugitivement à la fin de la première session, lorsqu’après douze heures de prises de vues la star laissa tomber l’écharpe dont elle s’était habillée. C’est le seul nu intégral de Marilyn Monroe. Ces deux photos sont extraites de Marilyn, sa dernière séance par Bert Stern, aux éditions Filipacchi (1982).

« La Dernière séance » de Bert Stern a fait l’objet de nombreux ouvrages, qui présentent les plus significatifs des clichés pris au cours des trois séances qui eurent lieu les 21 et 28 juin 1962.

Les photos les plus célèbres de la série sont issues de la première. La deuxième, plus classique, qui inclut la fameuse robe noire Dior, eut lieu une semaine plus tard à la demande du magazine Vogue, commanditaire de la série qui trouvait les premières vues trop osées. Marilyn fut frustrée de ne pas y retrouver l’intimité qui avait présidé à la première session. Aussi accepta-t-elle de retrouver l’esprit de celle-ci lors d’une « seconde mi-temps » lorsque, à minuit, Bert Stern pria toute l’équipe technique de sortir, s’enferma dans la chambre avec son modèle et réalisa ses photos les plus intimes et les plus touchantes.

Commence alors la seconde vie des photos de la Dernière séance. Malheureusement les affaires du photographe ne sont pas florissantes, et en butte à des problèmes financiers il décide de régler ces derniers en mettant en vente ces 59 photos, en 1991.

« Elles furent achetées par Léon Constantiner, qui était un prédateur, poursuit Olivier Lorquin. Il y a deux sortes de collectionneurs : ceux qui veulent partager leur collection avec le plus grand nombre, et les vampires. Et là nous avions affaire à un vampire, avec lequel j’ai dû me battre pour que nous n’exposions que les photos de Bert Stern alors qu’il voulait m’imposer toutes les photos de sa collection ». Le courant passe immédiatement entre Stern et Lorquin, qui se rencontrent à New York, car le Français veut rendre à l’Américain son regard sur Marilyn. « La rencontre entre Marilyn et Bert Stern va s’inscrire dans l’histoire de la photographie sans que l’un ni l’autre en ait conscience », souligne Lorquin.

« L’idée en est venue à Stern dans l’avion qui le ramenait de Cinecittà, où il venait de photographier Elizabeth Taylor sur le tournage de Cléopâtre. Durant le vol il s’imagine photographier l’icône féminine absolue : Marilyn, et à peine posé à New York va proposer son projet à la Direction de Vogue, qui l’accepte évidemment avec enthousiasme. Marilyn n’a jusque là jamais posé pour Vogue, elle n’est au mieux de sa forme ni dans sa vie professionnelle ni dans sa vie privée, mais contre toute attente elle accepte la proposition de Bert Stern. Celui-ci a la réputation d’être un photographe sérieux, qui aime les femmes et les magnifie. » Stern propose de la photographier à New York, elle préfère le décor plus intimiste d’un petit hôtel de charme de Los Angeles : le Bel Air.

« Elle a pris les foulards un par un, les a examinés, caressés, et puis elle en a levé un dans la lumière. Ses yeux ont viré au bleu pur. Elle a rabaissé le foulard, m’a regardé bien en face : « C’est des nus que vous voulez faire ? »
 

(Bert Stern)

Elle y arrive à 19 heures, avec seulement cinq heures de retard, ce qui est très ponctuel pour elle, très peu maquillée, et comprend immédiatement, en découvrant les foulards transparents que le photographe a déposés sur l’un des lits de la chambre que Stern souhaite la photographier nue, ce qu’elle n’a pas fait depuis la fameuse photo du calendrier de Tom Kelley, en 1949, bien avant qu’elle soit célèbre. C’est Bert Stern qui décrivit le mieux cet instant impensable : 

Et de nouveau contre toute attente, elle accepte. Elle vient de se faire opérer de la vésicule biliaire et en conserve une cicatrice bien visible, dont elle fait totalement abstraction alors qu’elle se laisse aller devant l’objectif, jouant des foulards pour couvrir sa nudité, ce qui rend celle-ci d’autant plus sensuelle.

En trois séances successives Stern va prendre 2571 photos. Lors de la première nuit il réalise que Marilyn est un personnage totalement hors du commun, qui saisit intuitivement chaque situation, y réagit instantanément et apporte à l’instant (et à l’image) une dimension glamour incomparable. Peu avant sept heures du matin, l’utilisation d’un nouveau foulard à rayures incite le photographe à demander à l’actrice d’enlever également sa culotte. Ce dont, contre toute attente et pour la troisième fois, elle s’acquitte sans discuter. Bert Stern atteint son nirvana lorsque Marilyn, en fin de séance, lâche le foulard. Il n’existe qu’un cliché de ce moment intime entre tous.

Lorsque Vogue découvre les photos, la Direction du magazine rappelle Stern pour lui annoncer qu’elles sont trop dénudées et qu’elle souhaite transformer la pleine page initialement prévue en un reportage de huit pages en noir et blanc, si Marilyn acceptait de faire une seconde séance habillée. Contactée, la star accepte le principe. Elle a aimé le lieu et le photographe, et est prête à offrir encore de son temps. Le magazine loue la suite pour deux jours et c’est une équipe au grand complet qui débarque à Los Angeles une semaine plus tard.

Extraite de la seconde session, plus officielle que la première, qui eut lieu le 28 juin 1962, la série avec la robe noire Dior révélait un autre visage de Marilyn Monroe. Elle fit l’objet de nombreuses publications et couvertures de livres, comme celle de Victime : les dernières révélations de Marilyn Monroe, par Matthew Smith (Plon, 2004).

C’est durant cette journée du 28 juin que sont prises les photos Black Dress avec la robe noire Dior, avec lesquelles le photographe entend livrer une éclatante démonstration de maîtrise du noir et blanc et du contre-jour, une série à la hauteur de l’image de Vogue, qui règne alors sans partage sur la presse de mode. La séance dure jusque minuit.

Puis, alors que l’équipe a travaillé toute la journée et que Marilyn s’est prêtée de bonne grâce à tout ce que l’on attendait d’elle, Bert Stern décèle alors dans ses yeux une lassitude, « une saturation » (sic). Alors la complicité qui s’est installée entre le modèle et le photographe peut s’exprimer, et sans que la star y trouve rien à redire, Stern demande à toute l’équipe de quitter la pièce, en ferme la porte à clé et se retourne vers Marilyn.

Celle-ci n’est plus vêtue que d’une serviette de bain nouée autour du corps. Alors qu’en une question étourdissante elle lui demande ce qu’il veut faire, il arrange le lit qu’il débarrasse de sa couverture et du couvre-lit, et demande à sa muse de se coucher. Se glissant sous le drap, elle se débarrasse de la serviette qui ceignait son corps, et va se livrer à l’objectif du photographe – qui a abandonné son moyen format Rolleiflex pour un 24×36 Nikon (d’où la résolution moins bonne de ces ultimes images) comme elle ne l’a jamais fait pour personne – et ne le fera jamais plus. Et Bert Stern réalise la série de nus intégraux de Marilyn Monroe qui enflamme encore soixante ans plus tard l’imagination des hommes. Plusieurs fois, la tension érotique le dispute à la conscience professionnelle mais une seule, au petit matin, l’homme faillit fléchir et embrasse la femme. Elle lui répond doucement Non… sans se départir de son attitude complice et lascive, et s’étire dans le lit. Il réalise encore quelques clichés, puis réalise que la plus grande star du monde s’est endormie, son corps sublime à peine voilé par un drap léger. Autour d’eux dans la chambre, plusieurs cadavres de bouteilles de Lafite-Rotschild 1955 et les trois de Dom Pérignon 1953 demandées par Marilyn, jonchent le sol, ultimes témoins de l’abandon que l’icône a offert à Stern pendant près de 24 heures consécutives. Il est près de 7 heures, ce 29 juin 1962, Marilyn n’a plus que cinq semaines à vivre mais personne ne le sait encore. Bert Stern quitte la chambre silencieusement et rejoint l’équipe technique qui dort sur les fauteuils et dans les canapés du salon voisin. Il vient d’écrire l’une des pages les plus inoubliables, les plus troublantes et les plus émouvantes de la photographie.

Quatre photos pour la légende

Le choix d’Olivier Lorquin est sans appel : pour lui, quatre clichés résument mieux que tous les autres cette Dernière séance. Il y a d’abord Crucifixion, prise durant la nuit du 21 juin. Ayant un droit de regard sur toutes images, Marilyn en refusa et en barra deux sur la planche contact d’une croix de marker rouge. La seconde est Black Dress, prise durant la journée du 28, une merveille de féminité classique, de celles dont rêvent aujourd’hui toutes les marques pour leurs campagnes publicitaires. C’est alors qu’elle la porte que Bert Stern observe la lassitude de Marilyn, et lui demande ce qui ne va pas. « Je ne suis pas venue ici pour ça : je veux retrouver le plaisir que l’on avait la semaine dernière » lui répond-elle.

Marilyn rayonnante et joyeuse sur l’un des derniers plans de Quelque chose doit craquer, quelques jours avant sa disparition. En pose sur le plateau, pendant que les éclairagistes règlent les lumières du plan suivant.

Ils s’enferment dans la chambre, Marilyn abuse encore du Dom Pérignon jusqu’à éprouver une certaine ivresse, et Stern réalise Daddy’s, LE nu de Marilyn Monroe, ainsi baptisé parce que lorsqu’elle aimait un homme, elle qui fut toute sa vie en quête d’un père, le surnommait Daddy en un mélange touchant de pureté, de confiance et d’abandon.

Et puis il y a la toute dernière photo, dont certains ont dit qu’il s’agissait du profil où l’actrice semble dormir. Lorquin raconte une autre version : « La veille du vernissage à Maillol on a fait un tour de piste des 59 photos, et Bert m’a confié ce qu’il n’avait dit à personne : il m’a montré la 2571ème photo. Ce n’est pas la plus extraordinaire, mais c’est la toute dernière de la série et c’est un éclat de joie ».

Les photos les plus célèbres de la série sont issues de la première. La deuxième, plus classique, qui inclut la fameuse robe noire Dior, eut lieu une semaine plus tard à la demande du magazine Vogue, commanditaire de la série qui trouvait les premières vues trop osées. Marilyn fut frustrée de ne pas y retrouver l’intimité qui avait présidé à la première session. Aussi accepta-t-elle de retrouver l’esprit de celle-ci lors d’une « seconde mi-temps » lorsque, à minuit, Bert Stern pria toute l’équipe technique de sortir, s’enferma dans la chambre avec son modèle et réalisa ses photos les plus intimes et les plus touchantes.

Un crime d’Etat maquillé en suicide

Il y a une soixantaine d’années, deux stars planétaires disparaissaient successivement. L’une était le sex-symbol le plus torride du monde, l’autre le plus jeune Président des Etats-Unis d’Amérique de l’Histoire. Tous deux avaient été amants et entretenaient une relation que l’on qualifierait aujourd’hui de toxique. Ils furent assassinés à seize mois d’intervalle. John Fitzgerald Kennedy par un complot ourdi par la mafia, Marilyn Monroe en raison du scandale qu’elle menaçait de faire éclater en révélant à la fois ses relations sexuelles avec le Président et son frère, et le projet d’assassinat du leader communiste cubain Fidel Castro.

La maison de Marilyn du 12305 5th Helena Drive, où elle fut assassinée après une ultime opposition au clan Kennedy, le 4 juillet 1962.

Si quelques zones d’ombre existent encore sur les arcanes de l’assassinat présidentiel, le meurtre de Marilyn Monroe, que le gouvernement américain tenta pitoyablement de faire passer pour un suicide, a aujourd’hui révélé tous ses secrets et continue, à travers de nombreux livres, films, documentaires et expositions, à alimenter la nostalgie d’une époque légère, insouciante et pleine de promesses. Les faits que nous relatons ici remontent à une époque – pas si lointaine, puisque nombre d’entre nous l’ont connue – où la vie privée, les frasques sexuelles et la santé d’un Président pouvaient rester confidentielles sans que s’enflamment les réseaux sociaux, les chaînes d’info continue et des millions d’anonymes autoproclamés spécialistes et procureurs. Une époque où l’information était véhiculée par une petite poignée de chaînes télévisées qui disait au bon peuple ce que le pouvoir pensait que celui-ci devait savoir. Autrement dit avant le déluge, ou presque. Impensable aujourd’hui, absolument inimaginable, dépassant l’entendement. Les peuples ne s’en portaient semble-t-il pas plus mal, mais c’est un autre sujet.

Nous ne reviendrons pas ici sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, qui a depuis 1963 fait l’objet de plus d’un million d’articles et de livres, un volume qui devrait augmenter prochainement dans des proportions notables, l’Administration américaine ayant annoncé le 15 décembre dernier que 13.000 documents concernant l’assassinat de Dallas venaient de tomber dans le domaine public et étaient désormais consultables.

Comme celle du président Kennedy, la mort de Marilyn Monroe fit d’abord l’objet d’une information du grand public éhontément erronée orchestrée par le gouvernement. Dans son cas, les thèses du tireur unique et de la balle magique de Lee Harvey Oswald furent remplacées par un suicide aux barbituriques lié au naufrage de sa carrière d’actrice. Ce n’est qu’avec le recul du temps, les témoignages de témoins ayant participé ou couvert le meurtre de la star, et la tombée dans le domaine public de dossiers confidentiels, que l’on sait aujourd’hui dans quelles circonstances – et pourquoi – le plus grand sex symbol du XXème siècle fut assassiné.

A l’heure des réseaux sociaux et des mégastars planétaires aux nombres d’abonnés Instagram vertigineux, l’aura de Marilyn Monroe au début des années 60 est quelque chose d’impensable. Plus que Gloria Swanson qui l’avait précédée, plus que ses contemporaines Liz Taylor et Jayne Mansfield et plus que toutes celles qui allaient suivre, Marilyn Monroe fut LA star, celle à l’aune de laquelle les suivantes mesureraient leur popularité, leur puissance et leur attractivité. Pourtant, avec le recul qui était-elle ?

Un petit bout de femme d’1,66 mètre pesant entre 50 et 59 kg selon les périodes, affichant des proportions sculpturales (90-61-89), rendue célèbre tant par une trentaine de films (en fait une dizaine d’entre eux seulement sont réellement passés à la postérité) que par ses relations intimes et très médiatisées avec des hommes aussi célèbres que les frères Kennedy, le dramaturge Arthur Miller, le champion de baseball Joe DiMaggio, l’acteur français Yves Montand et bien d’autres. Pur produit de l’âge d’or des studios hollywoodiens, c’était une star à l’ancienne : de celles dont les caprices participent de la légende sans les empêcher de laisser une trace durable dans l’histoire du cinéma. Pour ce qui concerne Marilyn Monroe, ce caprice ne fut rien moins que le duo le plus puissant des Etats-Unis – et donc du monde – de l’après-guerre : le Président John Fitzgerald Kennedy et son frère Robert, ministre de l’Intérieur. Maîtresse de l’un puis de l’autre, elle commit les fautes successives de tomber amoureuse de chacun d’eux et de vouloir s’en faire épouser, d’entendre dans leur intimité des propos relevant du Secret Défense et de menacer de les révéler à la presse afin de laver son honneur bafoué. Une forme d’inconscience qui lui valut de disparaître dans des circonstances dignes d’un roman policier, assassinée par des services secrets qui maquillèrent le meurtre en suicide d’une façon si grossière qu’à l’heure des chaînes d’information continue et des réseaux sociaux elle ne convaincrait pas un gamin de douze ans.

Les raisons du désastre

Dans les années 60, Marilyn Monroe est une star au sommet de la gloire et le sex symbol que tous les hommes rêvent de mettre dans leur lit. Actrice la plus célèbre du monde, c’est aussi l’une des plus capricieuses, et elle traîne l’encombrante réputation de causer des retards coûteux sur tous ses tournages en raison d’un caractère cyclothymique et d’une dépendance avérée aux médicaments. Parmi les nombreux hommes qui ont jalonné sa vie privée, deux comptent parmi les plus célèbres et les plus puissants des Etats-Unis : les frères Kennedy, respectivement Président des Etats-Unis et ministre de l’Intérieur, et si la presse a fait ses choux gras de ses aventures (et mariages) avec des acteurs, chanteurs, auteurs et autres sportifs de haute volée, nous sommes loin de l’époque d’hyper-communication actuelle, et ses relations avec les frères Kennedy sont alors des sujets dont les médias s’interdisent de traiter et qui restent inconnus du grand public.

Tournée trois jours avant sa mort, la scène mythique de la piscine de Quelque chose doit craquer révèle une Marilyn Monroe de 36 ans au sommet de son charme et de sa beauté plastique.

Issue d’un milieu très défavorisé (elle fut une enfant abandonnée ballotée dans plusieurs familles d’accueil successives), Marilyn a pris une éclatante revanche sur la vie mais ne dispose pas de la subtilité d’esprit nécessaire lorsque l’on fréquente à différents titres les cercles du pouvoir. Aussi consigne-t-elle scrupuleusement les multiples secrets d’Etat dont elle entend parler dans l’intimité de la collection de petits carnets manuscrits qui constitue son journal intime. Des circonstances qui commencent à poser problème lorsqu’elle tombe amoureuse du Président et se met en tête de l’épouser, convaincue qu’elle pourrait le rendre bien plus heureux que sa femme Jackie. Pour se débarrasser de l’assiduité de la star, JFK envoie son frère Robert en plénipotentiaire, mais celui-ci tombe lui-même sous le charme et entame à son tour avec elle une liaison, bien longue que celle de son frère. Fragilisée dans ses rapports avec la Fox, le studio qui la produit, l’actrice s’entiche du fougueux jeune ministre de façon assez empressée pour alerter Ethel, l’épouse de celui-ci – et mère de ses huit enfants (le couple en comptera bientôt onze !). En mai 1962 Marilyn a commencé le tournage de Quelque chose doit craquer et, bien qu’en meilleure condition psychologique que durant les années précédentes, entraîne toujours de nombreux retards sur les plateaux, aussi le studio ne l’autorise-t-il pas à quitter le tournage, qui a lieu à Hollywood, pour aller fêter le 45ème anniversaire du Président, qui doit être célébré à New York. Bravant l’interdit hiérarchique, l’actrice se rend au Madison Square Garden (où l’assistant personnel de JFK l’a invitée avec insistance) où a lieu l’événement, et y livre l’une de ses prestations les plus inoubliables, susurrant plus qu’elle ne chante un « Happy Birthday Mister President » torride moulée dans une robe si serrante qu’elle a dû être cousue sur elle et donne l’impression qu’elle est nue sur scène devant les 15.000 spectateurs. Une performance qui lui vaut à la fois une notoriété amplifiée, un trait d’humour présidentiel (« Après un Joyeux Anniversaire chanté de façon aussi douce et sincère, je peux maintenant quitter la vie politique ») et une inimitié plus résolue que jamais de la part de Jackie Kennedy.

L’amélioration psychologique du comportement de Marilyn tient aussi au fait qu’elle a renoué ses relations avec son ex-mari Joe DiMaggio, le seul homme qui aie semble-t-il jamais voulu la sortir du grand cirque hollywoodien pour en faire une femme au foyer qu’il entendait rendre heureuse, et que le couple a décidé de se remarier. La date de la cérémonie a été fixée au 8 août. De fait, de retour sur le tournage de Something’s Got To Give Marilyn s’avère plus sûre d’elle-même que jamais et donne congé à Eunice Murray, la gouvernante que son psychanalyste a placée à son service pour garder jour et nuit un œil sur sa célèbre (et très rémunératrice) patiente.

Tout dérape le samedi 4 août. RFK en personne a fait le déplacement à Brentwood pour tenter de désamorcer une nouvelle bombe entre la star et les Kennedy. La conversation entre le ministre et l’actrice s’enflamme et les personnes présentes dans la maison témoigneront des hurlements qui ponctuèrent leur conversation. Il est vrai qu’au-delà des histoires intimes, Marilyn a également entendu parler d’un projet d’assassinat de Fidel Castro et menace de donner en début de semaine une conférence de presse qu’elle annonce explosive. Entre ses liaisons avec les deux frères et le projet cubain, les révélations que Marilyn s’apprête à faire ruineraient définitivement toute ambition politique de la famille Kennedy.

La version officielle sera servie au pays le dimanche 5 août au matin : dépressive en raison de sa mise au rebut par la Fox, Marilyn Monroe aurait mis fin à ses jours en ingérant une quantité massive de Nembutal, barbiturique qu’elle consomme depuis des années. Son corps a été découvert à trois heures du matin par sa gouvernante, laquelle a immédiatement appelé le médecin traitant de la star, qui n’a pu que constater son décès en arrivant, quelques minutes plus tard. Arrivée sur les lieux à cinq heures du matin, la police de Los Angeles adopte immédiatement la version du suicide et dirigera toute l’enquête en ce sens.

Quelques voix s’élèvent cependant pour souligner les nombreuses omissions et incohérences du dossier. Comme par exemple la présence de Robert Kennedy dans la maison de Marilyn une heure avant le drame, qui ne figure pas dans le rapport officiel mais est attestée par un couple de voisins. Ou l’extraction du même Bobby Kennedy deux heures plus tard par un hélicoptère gouvernemental venu se poser sur la plage devant la maison. Ou encore la présence aux côtés du ministre d’une escouade d’hommes des services secrets, aisément identifiables à leurs costumes noirs, leurs chemises blanches et leurs chaussures bien cirées ; eux aussi observés par plusieurs voisins de ce quartier huppé peu habitués à pareille animation. Comme les multiples témoignages qui attesteront quelques mois plus tard de la présence d’un second tireur à Dallas, ces voix ne seront pas entendues.

Connues de la planète entière, ces deux photos montrant Marilyn intime avec John Fitzgerald Kennedy et son frère Bobby, et une demi-heure plus tôt sur la scène du Madison Square Garden de New York pour célébrer les 45 ans du Président, résument le nœud des événements qui vont conduire au drame.

Pour comprendre pourquoi, il faut savoir que la direction de l’enquête est confiée à William Parker, chef de la police de Los Angeles, que les Kennedy prédestinent au poste de prochain directeur du FBI (Ethel Kennedy, la femme de Bobby, a même expressément demandé sa nomination lors de la fête de Noël du ministère de la Justice, fin 1961). Dès qu’il se saisit de l’enquête, Parker demande à ses hommes de conduire celle-ci dans le sens d’un suicide, et enjoindra au médecin légiste de fournir les mêmes conclusions. De fait, Thomas Nogushi (que l’on désignera bientôt sous le surnom de « coroner des stars » car après l’autopsie de Marilyn il pratiquera celles de RFK, Sharon Tate, Janis Joplin, David Janssen, William Holden et John Belushi) indiquera dans son rapport que « l’organisme de Marilyn contenait assez de substances toxiques pour tuer trois personnes » (sic). Des propos nuancés par le porte-parole du laboratoire Abbott, qui produit le Nembutal, qui souligna que pour atteindre une pareille dose, il aurait fallu que Marilyn absorba entre 75 et 90 comprimés ; et par le psychiatre de l’UCLA Robert Litman, qui précisa de lesdits comprimés auraient dû être absorbés en trois ou quatre minutes, à défaut de quoi l’actrice serait tombée inconsciente bien avant d’avoir tout ingéré. Or les proches de Marilyn savaient tous pertinemment que l’actrice avait beaucoup de mal à déglutir et par conséquent à avaler des cachets, raison pour laquelle elle diluait la poudre de ses trois comprimés vespéraux dans une coupe de champagne. On imagine aisément la quantité de Dom Pérignon qu’il lui aurait fallu boire pour absorber le contenu de 75 à 90 comprimés, et l’autopsie en aurait dans ce cas révélé la présence dans son estomac, son foie et ses reins. Comme ce ne fut pas le cas, le Docteur Nogushi effectua des prélèvements des différents organes, qu’il transmit au laboratoire d’analyses toxicologiques de Raymond Abernathy pour « examen approfondi ». Sans retour de ce dernier, il le rappela pour s’entendre répondre négligemment que, le dossier étant clos, les échantillons avaient été purement et simplement jetés… Pour Nogushi il devint indiscutable que l’actrice avait succombé à une quantité de barbituriques qui, n’ayant pas été avalée, lui avait été injectée. Il indiqua cependant n’avoir pas trouvé de trace de piqûre récente sur la dépouille. C’est donc non sans perplexité et avec une certaine irritation que le procureur Mike Carroll, en charge du dossier, apprit un peu plus tard que Marilyn avait reçu deux injections de son médecin traitant le vendredi soir, puis une troisième à la demande expresse de RFK lors de leur altercation du samedi, soit trois injections dont le légiste n’avait pas relevé de trace. C’est à partir de ces informations que le sergent Jack Clemmons pensa que l’on avait dissous de l’hydrate de chloral, incolore et inodore, dans le champagne de Marilyn pour l’endormir et pratiquer ensuite l’injection fatale de Nembutal dans le rectum.

La tombe de Marilyn au Westwood Village Memorial Park, à Los Angeles. A partir de 1962, ce modeste petit cimetière devient le lieu où il convient de reposer lorsque l’on a été connu à Hollywood, et on y trouve les tombes de Natalie Wood, Kirk Douglas, Peter Falk, Dean Martin, Hugh Hefner (qui paya 75.000 $ pour reposer dans la cavité voisine de celle de Marilyn !) et bien d’autres.

Malgré les réserves de nombreux protagonistes, la version officielle du décès par suicide demeura prépondérante jusque la publication, en 1976, du livre du journaliste du Times Tony Scallia Qui a tué Marilyn Monroe ? qui, après avoir vérifié les informations auprès de différentes sources, confirme la présence de Bobby Kennedy chez Marilyn en fin d’après-midi du 4 août, précise que le ministre avait fait le déplacement parce que Jackie menaçait de divorcer, et que l’état de nerfs de l’actrice lui avait imposé de faire appel à un médecin pour la sédater. Scallia précise dans l’ouvrage avoir eu personnellement sous les yeux des passages de la déclaration de RFK confirmant sa présence sur place, document dont les services de police ont toujours nié l’existence. Comme ce serait bientôt le cas avec les dizaines de milliers de pages des rapports Warren puis Stokes consécutifs à l’assassinat de JFK, le rapport de police concernant la mort de Marilyn Monroe fut abondant : pas moins de 723 pages. Sur lesquelles 690 disparurent mystérieusement… Un ancien détective de la police criminelle du nom de Thad Brown parvint cependant à mettre la main sur quelques passages de cette « déclaration qui n’a jamais existé », dont les copies furent retrouvées dans ses papiers après sa mort, et il y a fort à parier que la déclaration de RFK ressortira un jour ou l’autre, les événements qu’elle relate datant aujourd’hui de plus de soixante ans. Quoi qu’il en soit il apparait désormais hautement probable, même si aucun témoignage ne vient encore le confirmer, que Marilyn Monroe a bel et bien été assassinée par les services secrets américains, et donc d’une manière ou d’une autre sur ordre direct de RFK ou de JFK (avec lequel son beau-frère Peter Lawford, voisin de Marilyn présent dans la maison de celle-ci toute la nuit, s’entretint vingt minutes au téléphone tôt le dimanche matin, ainsi que le révélèrent des archives de l’opérateur téléphonique récemment déclassifiées). Même si plus d’un demi-siècle et les meurtres des deux frères Kennedy ont depuis lors habillé ces événements d’un manteau d’oubli, ils constituent toujours le scénario d’un blockbuster en puissance qui pourrait les réinviter un jour ou l’autre dans notre mémoire collective.

Chez elle pendant le tournage de Quelque chose doit craquer : une femme pleine de vie à l’aube d’un nouveau chapitre prometteur de sa carrière, de surcroît bientôt remariée avec Joe Di Maggio, le seul de ses maris qui la soutint toujours inconditionnellement. La Marilyn de 1962 était joyeuse, pleine de projets et n’avait rien d’une femme à tendance suicidaire.
 

Pour le médecin légiste il devint indiscutable que l’artiste a succombé à une incroyable quantité de barbituriques qui, n’ayant pu être avalée, lui a été injecté.

La scène mythique de la piscine

Avec la bouche de métro de Sept ans de réflexion, le « pou-pou-pi-dou » de I Wanna Be Loved By You et bien sûr l’étourdissante séance de Bert Stern (lire pages précédentes), la fameuse scène de la piscine de Quelque chose doit craquer reste historique à plus d’un titre. D’abord parce qu’elle est tournée trois jours avant la disparition de Marilyn, et qu’il s’agit de fait de la dernière scène de sa vie. Ensuite parce que c’est la première fois de l’histoire d’Hollywood qu’une vraie star accepte de tourner nue – une disposition d’esprit qu’elle avait expérimentée en photo un mois plus tôt, comme nous le révèle l’histoire de Dernière séance. Au début de la séquence, pour laquelle elle a exigé que toute personne non indispensable à la technique quitte le plateau, elle porte un petit slip de bain de couleur chair visible sur certains plans, dont elle se débarrassera pendant la scène. Enfin, ces quelques minutes de pellicule révèlent de nouveau, si besoin en était, que dans toute la plénitude de ses 36 ans, l’actrice n’a rien perdu de sa beauté. Les inconditionnels découvriront ou redécouvriront tous les détails de cette séance et du tournage de Quelque chose doit craquer dans l’excellent film documentaire Marilyn Monroe, Les derniers jours, disponible en DVD (Fox).

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A month before her death, Marilyn enters eternity

Her films were not unforgettable, and she was more sexy than truly beautiful. But the studios, who, before social networking, made and broke celebrity, turned her into a global star. Her love life and her death ordered by the raison d’Etat, which the recent declassification of documents from the period now allows us to confirm indisputably, have made her an eternal myth. As fate would have it, her most intimate and moving series of photographs was taken a month before her death. Two successive events, definitively combined to maintain the legend.

“The most extraordinary thing was that it was a completely accidental meeting. I came to Tel Aviv for another exhibition and I was visiting the Museum of Modern Art in Tel Aviv and discovered a big exhibition dedicated to Marilyn, which contained the photos of the Last Session. And that set of pictures drove me absolutely crazy.”

In fact, when Bern Stern made this historic series, he had already specialised in photographing stars and was known for his shots of Liz Taylor and Richard Burton, Audrey Hepburn, Marlon Brando… Later he would also immortalise Alain Delon and Romy Schneider, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Sophia Lauren… But it was indeed for the three sessions of a series now famous under the unique name of Last Session, the only photos of Marilyn Monroe star and naked, that he entered the Pantheon of photography.

For History

The Last Sitting. 2571 photos taken in three sessions, during which an exceptional climax was established, an intangible situation by essence ephemeral and fragile, which gave rise, because it was to disappear a month later, to what remains for eternity as the photographic testament of the greatest film star of all time. Of course, beyond the beauty and sex appeal of Marilyn Monroe, beyond the fullness of the 36-year-old woman she became and the glamour that radiates from these pictures, the emotion aroused by the circumstances of her death (see page 118 and following) also plays a large part in the worldwide fame of the series.

“What I didn’t know at the time”, explains Olivier Lorquin, “was that this exhibition was Marilyn’s swan song, as she was to die a few weeks later. At that time, Bert Stern thought he had his whole career ahead of him, but after this session his inspiration had dried up because Marilyn had literally bewitched him. Owner of his photos from 1962 to 1981, he sold them by the meter, but after nearly twenty years he realised that since Marilyn had abandoned herself to his lens he continued to practice his profession of photographer, but was adrift. So he decided in 1981 to select 59 photos from the session, of which he made a first numbered edition, which gave rise to an exhibition in a small American museum. It was on discovering this exhibition, while he was travelling in the United States, that Daniel Filipacchi decided to launch Bert Stern in France.”

And so began the second life of the photographs from the Last Session. Unfortunately the photographer’s business was not flourishing, and faced with financial problems he decided to solve them by putting the 59 photos up for sale in 1991.

“They were bought by Léon Constantiner, who was a predator,” Olivier Lorquin continues. “There are two kinds of collectors: those who want to share their collection with as many people as possible, and vampires. And here we were dealing with a vampire, with whom I had to fight so that we would only exhibit Bert Stern’s photos, whereas he wanted to impose all the photos in his collection on me.” Stern and Lorquin got on immediately and went back to New York, because the Frenchman wanted to give the American his vision of Marilyn. “The meeting between Marilyn and Bert Stern will go down in the history of photography without either of them being aware of it,” Lorquin points out.

“The idea came to Stern on the plane back from Cinecittà, where he had just photographed Elizabeth Taylor on the set of “Cleopatra”. During the flight he imagined himself photographing the absolute female icon: Marilyn, and as soon as he landed in New York he proposed his project to the management of Vogue, which obviously accepted it with enthusiasm. Marilyn had never posed for Vogue before, she was not in the best shape either in her professional or in her private life, but against all odds she accepted Bert Stern’s proposal. He has a reputation as a serious photographer who loves women and makes them look good”. Stern offered to photograph her in New York, but she preferred the more intimate setting of a small boutique hotel in Los Angeles: the Bel Air.

She arrived there at 7 p.m., only five hours late, which was very punctual for her, wearing very little make-up, and immediately understood, on discovering the transparent scarves that the photographer had placed on one of the beds in the room, that Stern wanted to photograph her naked, something she had not done since the famous photo for Tom Kelley’s calendar in 1949, long before she was famous. Bert Stern described the unthinkable moment best:

And again, against all odds, she accepted. She had just undergone gall bladder surgery and still had a visible scar, which she completely ignored as she let herself go in front of the camera, playing with scarves to cover her nudity, which made it all the more sensual.

In three successive sessions Stern took 2571 photographs. During the first night he realises that Marilyn is a totally uncommon character, who intuitively grasps every situation, reacts instantly and brings to the moment (and to the picture) an incomparable glamour dimension. Shortly before seven in the morning, the use of a new striped scarf prompts the photographer to ask the actress to remove her panties as well. Against all odds, she did so for the third time without question. Bert Stern reached his nirvana when Marilyn, at the end of the session, dropped the scarf. There is only one photograph of this most intimate moment.

When Vogue discovers the photos, the magazine’s management calls Stern back to tell him that they are too naked and that they would like to transform the full page initially planned into an eight-page black and white reportage, if Marilyn would agree to do a second session with clothes on. Contacted, the star accepted the principle. She liked the place and the photographer, and was ready to offer her time again. The magazine rents the suite for two days and it is a complete team that arrives in Los Angeles a week later.

It was during the day of June 28 that the “Black Dress” photos were taken, with the black Dior dress, with which the photographer intended to deliver a brilliant demonstration of his mastery of black and white and backlighting, a series that was in keeping with the image of Vogue, which at the time reigned unchallenged over the fashion press. The session lasted until midnight.

Then, while the team worked all day and Marilyn lent herself willingly to everything that was expected of her, Bert Stern detected in her eyes a weariness, “a saturation” (sic). Then the complicity that had been established between the model and the photographer could be expressed, and without the star finding anything to complain about, Stern asked the whole team to leave the room, locked the door and turned towards Marilyn.

She is only dressed with a bath towel tied around her body. As she asks him what he wants to do in a dizzying question, he arranges the bed which he clears of its blanket and bedspread, and asks his muse to lie down. Slipping under the sheet, she gets rid of the towel around her body, and goes to give herself up to the photographer’s lens – who has abandoned his medium format Rolleiflex for a 24×36 Nikon (hence the lower resolution of these final images) as she has never done for anyone – and never will again. And Bert Stern made the series of full-length nudes of Marilyn Monroe that still fire the male imagination sixty years later. Several times, erotic tension competes with professional conscience, but only once, in the early hours of the morning, does the man almost give in and kiss the woman. She replies softly No… without losing her complicit and lascivious attitude, and stretches out in bed. He takes a few more shots, then realises that the world’s biggest star has fallen asleep, her sublime body barely veiled by a light sheet. Around them in the room, several dead bottles of Lafite-Rotschild 1955 and the three of Dom Pérignon 1953 requested by Marilyn, litter the floor, the last witnesses of the abandonment that the icon offered to Stern during nearly 24 consecutive hours. It is almost 7 o’clock on June 29th 1962, Marilyn has only five weeks to live but nobody knows it yet. Bert Stern leaves the room silently and joins the technical team sleeping on the armchairs and sofas of the neighbouring living room. He has just written one of the most unforgettable, disturbing and moving pages in photography.

Four photos for the legend

Olivier Lorquin’s choice is unquestionable: for him, four photographs sum up this “Last Sitting” better than all the others. First, there is “Crucifixion”, taken during the night of 21 June. Having the right to look at all the pictures, Marilyn refused and crossed out two of them on the contact sheet with a red marker cross. The second one is “Black Dress”, taken during the day of the 28th, a marvel of classic femininity, the kind that all brands dream of today for their advertising campaigns. It is while she is wearing it that Bert Stern observes Marilyn’s weariness, and asks her what is wrong. “I didn’t come here for that: I want to find the pleasure we had last week” she replies.

So they lock themselves in the room, Marilyn overdoes the Dom Pérignon until she gets drunk, and Stern makes “Daddy’s”, THE nude of Marilyn Monroe, so called because when she loved a man, she who was all her life in search of a father called him Daddy in a touching mixture of purity, trust and abandon.

And then there is the very last photo, which some have said is the profile where the actress appears to be sleeping. Lorquin tells a different story: “The day before the opening at Maillol we went through all 59 photos, and Bert told me what he hadn’t told anyone: he showed me the 2571st photo. It’s not the most extraordinary one, but it’s the very last in the series and it’s a burst of joy.”

She took the scarves one by one, examined them, stroked them,

and then lifted one into the light. Her eyes turned pure blue. She pulled the scarf down,

looked me straight in the face: “Are you trying to do nudes?

A state crime masquerading as suicide

About sixty years ago, two world stars disappeared in succession. One was the world’s hottest sex symbol, the other the youngest President of the United States of America in history. Both had been lovers and had a relationship that today would be described as toxic. They were assassinated within sixteen months of each other. John Fitzgerald Kennedy by a plot hatched by the Mafia, Marilyn Monroe because of the scandal she threatened to cause by revealing both her sexual relationship with the President and his brother, and the planned assassination of the Cuban communist leader Fidel Castro.

If some grey areas still exist on the mysteries of the presidential assassination, the murder of Marilyn Monroe, which the American government pitifully tried to pass off as a suicide, has today revealed all its secrets and continues, through numerous books, films, documentaries and exhibitions, to feed the nostalgia of a light, carefree era full of promise. The facts we relate here go back to a time – not so long ago, since many of us knew it – when the private life, sexual antics and health of a President could remain confidential without the flare-up of social networks, 24-hour news channels and millions of anonymous self-proclaimed specialists and prosecutors. A time when information was conveyed by a small handful of television channels that told the good people what the authorities thought they should know. In other words, before the flood, or almost. Unthinkable today, absolutely unimaginable, beyond comprehension. It seems that the people were no worse off, but that’s another subject.

We will not return here to the assassination of John Fitzgerald Kennedy, which since 1963 has been the subject of more than a million articles and books, a volume that should soon increase in notable proportions, the American Administration having announced on 15 December last that 13,000 documents concerning the Dallas assassination had just fallen into the public domain and were henceforth consultable.

Like that of President Kennedy, the death of Marilyn Monroe was initially the subject of shamelessly erroneous public information orchestrated by the government. In her case, the theories of the lone gunman and Lee Harvey Oswald’s magic bullet were replaced by a suicide with barbiturates linked to the collapse of her acting career. It is only with the passage of time, the testimony of witnesses who participated in or covered up the star’s murder, and the release of confidential files into the public domain, that we now know under what circumstances – and why – the greatest sex symbol of the 20th century was murdered.

In the age of social networking and global megastars with dizzying numbers of Instagram followers, the aura of Marilyn Monroe in the early 1960s is something unthinkable. More than Gloria Swanson who preceded her, more than her contemporaries Liz Taylor and Jayne Mansfield and more than all those who would follow, Marilyn Monroe was THE star, the one against whom the following ones would measure their popularity, their power and their attractiveness. Yet, looking back, who was she?

A petite woman of 1.66 metres, weighing between 50 and 59 kilograms depending on the period, with sculptural proportions (90-61-89), made famous as much by thirty or so films (in fact only ten of them have really gone down in history) as by her intimate and highly publicised relationships with such famous men as the Kennedy brothers, the playwright Arthur Miller, the baseball champion Joe DiMaggio, the French actor Yves Montand and many others. A pure product of the golden age of Hollywood studios, she was an old-fashioned star: one whose whims become part of the legend without preventing her from leaving a lasting mark on film history. As far as Marilyn Monroe is concerned, this whim was nothing less than the most powerful duo in the United States – and therefore in the world – in the post-war period: President John Fitzgerald Kennedy and his brother Robert, Secretary of the Interior. As the mistress of one and then the other, she made the successive mistakes of falling in love with each of them and wanting to marry them, of overhearing in their intimacy remarks that were classified as Secret Defense and threatening to reveal them to the press in order to clear her scorned honor. A form of recklessness that led to her disappearance in circumstances worthy of a detective story, murdered by the secret services who disguised the murder as a suicide in such a crude manner that in the age of continuous news channels and social networks, it would not convince a twelve year old boy.

The reasons for the disaster

In the 1960s, Marilyn Monroe was a star at the height of her fame and the sex symbol every man dreamed of getting into bed with. The world’s most famous actress was also one of the most temperamental, with a reputation for causing costly delays on all her shoots due to a cyclothymic personality and a proven addiction to drugs. Among the many men in her private life, two are among the most famous and powerful in the United States: the Kennedy brothers, respectively President of the United States and Attorney General, and while the press has made much of her affairs (and marriages) with actors, singers, authors and other high-profile sportsmen, this is a far cry from today’s hyper-communicative era, and her relationship with the Kennedy brothers is a subject that the media refuses to cover and remains unknown to the general public.

Coming from a very disadvantaged background (she was an abandoned child tossed around in several successive foster families), Marilyn took a brilliant revenge on life but does not have the subtlety of mind necessary when one frequents in various capacities the circles of power. So she scrupulously records the many state secrets she hears about in the privacy of the collection of small handwritten notebooks that make up her diary. Circumstances begin to pose a problem when she falls in love with the President and sets out to marry him, convinced that she could make him much happier than his wife Jackie. To get rid of the star’s assiduity, JFK sends his brother Robert as a plenipotentiary, but he himself falls under her spell and starts an affair with her, which lasts much longer than his brother’s. Weakened in her relationship with Fox, the studio which produces her, the actress becomes infatuated with the fiery young minister in a way that alerts Ethel, his wife – and mother of his eight children (the couple will soon have eleven!). In May 1962 Marilyn started the shooting of “Something’s Got To Give” and, although in a better psychological condition than during the previous years, still causes many delays on the sets, so the studio doesn’t allow her to leave the shooting, which takes place in Hollywood, to go and celebrate the 45th birthday of the President, which must be celebrated in New York. Defying the hierarchical ban, the actress went to Madison Square Garden (where JFK’s personal assistant had insisted on inviting her) where the event was taking place, and gave one of her most unforgettable performances, whispering more than singing a scorching “Happy Birthday Mister President” in a dress so tight that it had to be sewn onto her and gave the impression that she was naked on stage in front of the 15,000 audience. A performance that earned her both amplified notoriety, a line of presidential humour (“After a Happy Birthday sung so sweetly and sincerely, I can now leave political life”) and more resolute enmity than ever from Jackie Kennedy.

The psychological improvement in Marilyn’s behaviour is also due to the fact that she has rekindled her relationship with her ex-husband Joe DiMaggio, the only man who ever seemed to want to take her out of the big Hollywood circus and make her a housewife whom he intended to make happy, and that the couple have decided to remarry. The date for the ceremony was set for 8 August. In fact, back on the set of “Something’s Got To Give” Marilyn is more confident than ever and gives Eunice Murray, the housekeeper her psychoanalyst has placed at her service to keep a day and night eye on his famous (and very lucrative) patient, the day off.

Everything went wrong on Saturday 4 August. RFK himself came to Brentwood to try to defuse a new bomb between the star and the Kennedys. The conversation between the minister and the actress became heated and those present in the house would testify to the screams that punctuated their conversation. It is true that beyond the intimate stories, Marilyn also heard about a project to assassinate Fidel Castro and threatened to give a press conference at the beginning of the week which she announced as explosive. Between her liaisons with the two brothers and the Cuban project, the revelations that Marilyn is about to make would definitely ruin any political ambition of the Kennedy family.

The official version will be served to the country on Sunday morning, August 5: depressed because of her discarding by Fox, Marilyn Monroe would have put an end to her days by ingesting a massive quantity of Nembutal, a barbiturate she had been consuming for years. Her body was discovered at three in the morning by her housekeeper, who immediately called the star’s doctor, who was only able to note her death when he arrived a few minutes later. The Los Angeles police arrived on the scene at five o’clock in the morning and immediately adopted the version of suicide and conducted the entire investigation in that direction.

However, some voices were raised to underline the numerous omissions and inconsistencies in the file. For example, the presence of Robert Kennedy in Marilyn’s house one hour before the tragedy, which does not appear in the official report but is attested by a couple of neighbours. Or the extraction of the same Bobby Kennedy two hours later by a government helicopter that landed on the beach in front of the house. Or the presence of a squad of secret service men next to the minister, easily identifiable by their black suits, white shirts and well-polished shoes; they were also observed by several neighbours in this upmarket neighbourhood who were not used to such a scene. Like the many witnesses who testified a few months later to the presence of a second shooter in Dallas, these voices were not heard.

To understand why, it is necessary to know that the direction of the investigation was entrusted to William Parker, chief of the Los Angeles police, whom the Kennedys predestined for the post of next director of the FBI (Ethel Kennedy, Bobby’s wife, even expressly asked for his nomination at the Justice Department’s Christmas party at the end of 1961). As soon as he took over the investigation, Parker asked his men to conduct it in the direction of a suicide, and instructed the medical examiner to provide the same conclusions. In fact, Thomas Nogushi (who will soon be called the “coroner of the stars” because after Marilyn’s autopsy he will perform those of RFK, Sharon Tate, Janis Joplin, David Janssen, William Holden and John Belushi) will indicate in his report that “Marilyn’s body contained enough toxic substances to kill three people” (sic). These words were qualified by the spokesman of Abbott laboratory, which produces Nembutal, who underlined that to reach such a dose, Marilyn would have had to absorb between 75 and 90 tablets; and by the psychiatrist of UCLA Robert Litman, who specified that the said tablets would have had to be absorbed in three or four minutes, otherwise the actress would have fallen unconscious well before having ingested everything. However, Marilyn’s relatives knew very well that the actress had a lot of difficulty swallowing pills, which is why she diluted the powder of her three nightly pills in a glass of champagne. It is easy to imagine how much Dom Pérignon she would have had to drink to absorb the contents of 75 to 90 tablets, and the autopsy would have revealed the presence of the pills in her stomach, liver and kidneys. As this was not the case, Dr Nogushi took samples of the various organs and sent them to Raymond Abernathy’s toxicology laboratory for “further examination”. When he did not hear back from the latter, he called him back only to be told carelessly that, since the case was closed, the samples had simply been thrown away… For Nogushi, it became indisputable that the actress had succumbed to a quantity of barbiturates which, not having been swallowed, had been injected into her. However, he indicated that he had not found any trace of a recent injection on the body. It is thus not without perplexity and with a certain irritation that the prosecutor Mike Carroll, in charge of the file, learned a little later that Marilyn had received two injections from her doctor on Friday evening, then a third one at the express request of RFK during their altercation on Saturday, that is to say three injections of which the coroner had not found any trace. It is from this information that Sergeant Jack Clemmons thought that chloral hydrate, colourless and odourless, had been dissolved in Marilyn’s champagne in order to put her to sleep and then carry out the fatal injection of Nembutal in the rectum.

Despite the reservations of many protagonists, the official version of death by suicide remained predominant until the publication, in 1976, of the Times journalist Tony Scallia’s book “Who Killed Marilyn Monroe? “ who, after having verified the information with different sources, confirms the presence of Bobby Kennedy at Marilyn’s house in the late afternoon of August 4th, specifies that the minister had made the trip because Jackie was threatening to divorce her, and that the actress’ nervous state had forced him to call a doctor to sedate her. Scallia states in the book that he personally had in front of him passages of RFK’s statement confirming his presence there, a document that the police have always denied. As it would soon be the case with the tens of thousands of pages of the Warren and then Stokes reports following the assassination of JFK, the police report concerning the death of Marilyn Monroe was abundant: no less than 723 pages. Out of which 690 pages mysteriously disappeared… A former homicide detective by the name of Thad Brown did manage to get his hands on a few passages of this “statement that never existed”, copies of which were found in his papers after his death, and it is likely that RFK’s statement will eventually emerge, as the events it relates are now over sixty years old. Anyway, it now seems highly probable, even if no testimony has yet confirmed it, that Marilyn Monroe was indeed murdered by the American secret services, and thus in one way or another on direct order of RFK or JFK (with whom her brother-in-law Peter Lawford, Marilyn’s neighbour who was present in her house all night long, spoke for twenty minutes on the phone early Sunday morning, as revealed by the recently declassified telephone company archives). Even if more than half a century and the murders of the two Kennedy brothers have since clothed these events in a cloak of oblivion, they still constitute the scenario of a potential blockbuster that could one day reinvite them into our collective memory.

The mythical pool scene

Along with the underground mouth in “The Seven Years Itch”, the ‘poo-poo-pi-poo’ of “I Wanna Be Loved By You” and of course the stunning Bert Stern session (see previous pages), the famous pool scene in “Something’s Got To Give” is historic in more ways than one. Firstly because it was shot three days before Marilyn’s death, and it is in fact the last cult scene of her career – and of her life. Then because it is the first time in the history of Hollywood that a real star agrees to shoot naked – a disposition she had experienced in a photo a month earlier, as the story of The Last Sitting reveals. At the beginning of the sequence, for which she demanded that anyone not essential to the technique leave the set, she wears a small pair of flesh-coloured swimming trunks, visible in some shots, which she discards during the scene. Finally, these few minutes of film reveal once again, if it were necessary, that in the fullness of her 36 years, the actress has lost none of her beauty. Fans will discover or rediscover all the details of this session and the shooting of “Something’s Got To Give” in the excellent documentary film “Marilyn Monroe, The Last Days”, available on DVD (Fox).