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La cravate

L’objet en lui-même ne date pas d’hier : c’est aux Etats-Unis que l’on observe son ancêtre dans le courant du XVIIIème siècle, lorsque les Américains raffinés prennent l’habitude de nouer plusieurs fois autour de leur cou une grande bande d’étoffe.

Et c’est encore aux Etats-Unis qu’est déposé, il y a plus d’un siècle, le brevet de la cravate telle que nous la connaissons aujourd’hui : depuis lors la cravate est taillée en trois morceaux, et ses coutures effectuées à la machine, même pour les modèles les plus hauts de gamme, à la notable exception de la couture centrale arrière, qui peut être manuelle. Le passant arrière est également cousu.

Plus près de nous, c’est Brummell encore lui qui en lance la mode. Il la veut naturelle et met plusieurs heures chaque matin à réaliser le nœud qui lui conviendra. Froissées, celles qui font l’objet de nœuds insatisfaisants finissent chez le teinturier sans avoir été portées.

La cravate Club

Plus près de nous encore, la fameuse cravate à rayures Club voit le jour en 1880, lorsque les membres du club de l’Exeter College d’Oxford conçoivent l’idée de nouer autour de leur cou le ruban de leur chapeau de paille ! Ce clin d’œil les ravit tant qu’ils commandent à leur tailleur des cravates aux couleurs de leur club, et en lancent la mode ! Cette toute première commande date du 25 juin 1880 et constitue le faire-part de naissance de la cravate Club.

La cravate à 7 plis

La cravate sept plis dont sa main à la cinématique de son pliage : elle ne comporte aucune triplure.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la cravate à sept plis n’est pas le résultat d’un simple pliage. Le carré de soie est d’abord découpé en deux ; une partie par cravate. Ensuite, selon un savant patronage, les six parties de la cravate sont découpées une à une dans la soie. Et ce n’est qu’alors qu’une couturière coud ensemble les six parties afin de n’en faire qu’une. Une deuxième main expérimentée plie et finalise les coutures avant que la cravate soit repassée, et que soient définitivement marqués les fameux sept plis. Enfin, avant d’être déclarée apte à la vente, une dernière personne contrôle le produit fini dans le moindre détail. Un contrôle qualité drastique qui ne laisse rien passer. Autant d’opérations manuelles et minutieuses qui demandent beaucoup de concentration et de précision dans les gestes. Autant dire qu’au sein des ateliers, on ne court pas après l’hyper-productivité.

L’adoption de la soie

Pas de surprise à ce que la cravate ait rapidement adopté cette étoffe, considérée comme la plus noble et la plus belle des fibres à tisser. Produite par le Bombyx, papillon dont la chenille est un ver à soie, elle est déjà cultivée, en Chine, 3000 ans avant Jésus Christ. Les fabricants de cravates la travaillent de différentes manières : en soie imprimée, la plus courante, mais dont les motifs sont infinis, en soie tissée, qui offre à la matière et à l’objet un relief valorisant, et même pour les plus pointus : en soie grattée, à l’aspect cachemire, à l’Atelier FB, et en soie plissée, à la finition drapée exceptionnelle, chez le tout aussi exceptionnel Zilli.

Les élégants préfèrent les modèles larges ( 8 à 9 cm).

A faire, à éviter :

Au-delà de l’attrait visuel, on juge en premier lieu une cravate au toucher, lequel doit être agréable. Texture du tissu, largeur de l’article, épaisseur et moelleux de la triplure, permettent se faire un premier avis, déjà déterminant. Ayant choisi une cravate pour sa couleur et ses motifs, la prendre en main et la palper avant l’achat est donc un geste indispensable. Certains croient utile de serrer l’objet afin de vérifier s’il se froisse, la démarche est regrettable, et superflue quant à l’enseignement obtenu. En revanche, trois petits trucs vous permettront de vérifier que la cravate dont vous envisagez l’achat a été réalisée dans les règles de l’art :

  • Mettez la cravate à plat, appuyez le doigt sur la pointe du grand pan, prenez le petit pan dans votre min et tirez légèrement dessus. Si la cravate vrille (les professionnels disent « visse »), c’est que les trois pièces qui la constituent (grand pan, petit pan et collet) ont été mal coupées. Si la cravate visse entre vos mains elle partira en vrille, dans tous les sens du terme, lorsque vous la porterez.
  • Vérifiez que le fil d’aisance a bien été laissé libre à l’intérieur de la cravate. Il constitue la colonne vertébrale de la pièce, et c’est lui qui supportera les tensions imposées lorsque vous ferez et déferez votre nœud. Si le fil d’aisance n’a pas été laissé libre, les coutures risquent de casser lorsque vous nouerez ou dénouerez votre cravate, et celle-ci de se transformer en un simple morceau de tissu !
  • Observez le (ou les) point(s) Bartak au dos de la cravate. Si sa fabrication paraît grossière, il y a de grandes chances pour qu’il s’agisse d’un point acheté tout fait, juste pour donner l’apparence d’une mouche faite main. Rien de plus qu’un trompe l’œil. Dans ce cas l’histoire commence mal : renoncez à la cravate, c’est plus sur !

Les cravates étroites (6 cm) reviennent très à la mode.

Elle fait son grand retour

Nous avons demandé à François Vinas, grand spécialiste de la question, sa vision du marché alors que, après une dizaine d’années de net recul, la cravate revient en force et est adoptée par une clientèle plus jeune que dans le passé.

La cravate semble amorcer un retour. Info ou intox ; vœu pieux ou réalité ?

« J’étais beaucoup moins serein il y a deux ou trois ans, parce que la cravate a toujours connu des cycles. Celui-ci a commencé il y a une dizaine d’années parce que la cravate était trop présente, il y avait trop de piètre qualité, et c’est ce qu’on en a retenu : les cravates gadgets, avec des Mickey, consommées comme un produit de masse.

C’est le pire qui puisse lui arriver, parce que la cravate est un accessoire, et le seul qui peut personnaliser et relever une silhouette, qui dénote notre humeur du jour c’est un accessoire important.

Il y a quelques années on parlait du « costume cravate » : c’était un uniforme, et lorsque le col blanc mettait son costume le matin, il mettait n’importe quelle cravate parce qu’il fallait mettre une cravate, parce que c’était dans les codes et les contraintes socioculturels de l’époque. Et puis est arrivée la nouvelle économie, internet et caetera, avec des types en baskets qui faisaient des millions, et il y a eu une révolution socioculturelle et économique qui a sonné le glas de la cravate : c’était terminé et on a beaucoup souffert, parce qu’en huit ans la cravate a perdu 50% de volume au global. Mais je pense que c’est un bien, d’abord parce que cela a permis son retour sur des bases beaucoup plus saines.

Aujourd’hui il y a toute cette génération de la nouvelle économie qui n’a pas du tout porté la cravate, et qui peut donc la redécouvrir. Et ils sont jeunes : regardez David Beckham, Brad Pitt ou Tom Cruise par exemple, ces icônes planétaires sont systématiquement en cravate !

Il y a un véritable retour. Ce que j’espère, qu’il ne se passera pas : que l’on ne commettra pas les mêmes erreurs que par le passé, mais je ne pense pas que ce soit le cas parce qu’aujourd’hui porter la cravate est un choix et non plus une obligation, même dans les bastions les plus traditionnels comme la banque, ce qui était impensable il y a dix ans ! Aujourd’hui on porte la cravate comme on en a envie, et on peut la porter le lundi et pas le mardi ou le mercredi. On la porte parce qu’on l’a choisie, pour se faire plaisir : cela n’a plus rien à voir avec la figure du « costume-cravate » imposée d’il y a vingt ans ! L’élégance d’aujourd’hui est quelque chose de très personnel, il n’y a plus de code unique : la règle c’est qu’il n’y a plus de règle, et ça c’est super. Parce que quand les choses sont trop codifiées, on entre dans une espèce de moule et on ne sait plus pourquoi on le fait ».