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Sur la terre des derniers Zoulous

zoulousC’est dans la province du Gauteng au Nord-Est de l’Afrique du sud que le roi Shaka et sa redoutable armée zouloue firent mordre la poussière aux troupes anglaises en 1879, avant de succomber un an plus tard sous la puissance britannique. Surnommé le Napoléon noir, Shaka était parvenu à fédérer diverses tribus de l’Afrique australe et à en faire une nation à part entière, les Zoulous (litt. : le peuple du ciel), aujourd’hui disséminés sur le Kwazulu-Natal, région proche de Johannesburg englobant la ville de Durban. Sur les traces de cette population zouloue qui a joué un rôle considérable dans la libération du pays, mis fin à l’apartheid et porté Nelson Mandela au pouvoir, nous avons traversé des villes qui tentent de renaître, des parcs animaliers superbes et découvert des histoires d’arts et d’hommes.

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Une fresque murale peinte sur l’enceinte de l’ancienne prison de Durban.

Depuis que le monde a braqué son regard sur ce pays, notamment grâce à l’icône Madiba affichée sur tous les murs, mais aussi au succès du Mondial 2010, l’Afrique du Sud a pris des allures d’exemple pour les nations africaines. Son développement économique au pas de charge, son urbanisation et sa volonté d’intégration des populations en marge en font un modèle, même si celui-ci n’est pas exempt de conflits sociaux. A Durban le mélange de cultures est flagrant. Dans cette ville moyenne bordée par l’Océan, la mixité est la règle : Blancs, Noirs et Indiens se côtoient et se respectent. Les zoulous venus des plaines alentour forment une large majorité et tiennent un rôle-clé dans cette ville où Ghandi vécut plusieurs années. Arrivés à l’hôtel cinq étoiles Oysterbox pour y passer la nuit, nous admirons l’élégance de ses salons et son décor aux accents britanniques et coloniaux, et apprécions l’excellent buffet composé de différents curies indiens. Devenu troisième ville et premier port du pays, Durban ne se distingue guère par son architecture sans relief – malgré quelques bâtiments art déco – mais plutôt comme point de départ pour entrer dans le Kwazulu-Natal. Sous un généreux soleil d’hiver, la route impeccablement asphaltée traverse des paysages qui n’ont rien à envier au Connecticut ou aux grandes étendues américaines balayées par le vent. Voici Howich et ses chutes d’eau de carte postale, et la Lion’s River sur la R103, qui fut le lieu d’arrestation de Mandela en 1962.

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Notre guide Lovemore.

Les Midlands nous ouvrent leurs frontières et leurs reliefs vallonnés d’un Zululand peu connu. Après un rapide déjeuner à la brasserie du Rawdons Hôtel et une dégustation de bières locales sur Nottingham Road, s’annoncent Hartford House et ses jardins situés au coeur d’un haras de pur-sang de course dans la vallée de Giant’s Castle. La ressemblance avec des paysages gallois ou écossais est déroutante : des maisons à colombages, des toits en chaume et jusqu’à la toponymie des lieux, qui laissent croire que nous sommes à quelques encablures de la forêt de Sherwood et qu’un certain Robin Wood peut apparaitre d’un moment à l’autre entouré de sa bande de hors la loi… Dans cette propriété disposant de quelques bungalows en dur au confort douillet, avec cheminée et meubles anciens, l’endroit semble plus proche du Sussex que du Zululand, d’autant que la cuisine d’une Chef renommée est aussi d’une originalité très britannique…
A deux heures de route, le paysage reprend ses droits africains avec ses herbes folles, ses arbres aux branches accrochées au ciel et ses points d’eau scintillants au soleil. Dans l’un d’eux les narines d’un hippo font frémir la surface de l’eau, tandis que l’un de ses congénères, le regard fixe, remue les oreilles. Plus loin, deux rhinos pointent leurs cornes vers notre 4×4 pour nous indiquer que notre présence les agace. Nous venons de franchir le portail de la réserve de Karkloff, un endroit de charme et de rêve où tout est possible, sur simple demande. Lovemore, notre guide, connait parfaitement les 3500 hectares qui composent le domaine, riches en essences rares et dont la diversité des paysages défie l’imagination. Une girafe nous coupe le chemin tandis qu’un troupeau d’Impalas babille sous nos yeux. Ici pas de lion ou de guépard mais des sources d’eau multiples et des hauteurs qui permettent d’embrasser une vallée splendide. Après un massage vivifiant au spa du Karkloff, nous remontons vers la pointe du Kwazulu. Sur des dizaines de kilomètres s’étalent des huttes rondes et des masures de torchis. Des paysans zoulous vaquent à leurs occupations tandis que d’autres embrasent les herbes folles dans un immense halo de fumée. Sous ce soleil d’hiver les visages sont souriants, des mains saluent, des femmes aux hanches larges portent fièrement des fagots vers l’une de ces maisons qui ponctuent l’horizon.

zoulousDes gamins shootent dans une balle en chiffons gênés par quelques chiens galeux aux aboiements rauques… Que reste-t-il de la grandeur de ces zoulous qui défirent les forces de Sa Majesté ? En laissant trainer notre regard alentour, nous sommes tentés de dire que cette époque est révolue, dissoute dans le chloroforme de la modernité, diluée dans une société où la raison de l’unité ne fait plus de place aux particularismes. Et pourtant que de beauté et d’élégance dans ces objets de paille tressés, dans ces sculptures de bois ou ces torsades d’animaux perlées qu’expose Kim Sacks dans sa boutique de Joburg, qu’elle va chercher dans ces tribus aux fins fonds de la région. C’est dans cet art du quotidien que se retrouvent la puissance et la noblesse du peuple Zoulou. De l’autre côté d’un chemin pierreux, une pancarte indique que nous sommes arrivés à Thula-Thula, une ancienne réserve de chasse devenue grâce à Lawrence Anthony un parc animalier préservé des braconniers et prédateurs en tous genres.

Thula-Thula

zoulousUn bruit sec nous fait lever les yeux vers les premiers arbres qui bordent le lobby de la réserve : un jeune éléphant vient de briser net la branche d’un eucalyptus. Derrière lui deux autres pachydermes s’ébrouent sous les feuillages en ignorant un éléphanteau qui ne sait comment éviter d’être piétiné. La scène est à la fois cocasse et touchante. Sans doute ces éléphants font-ils partie de ceux qui sont venus rendre hommage à Lawrence le jour de sa mort, il y a deux ans. L’homme est resté une légende dans le pays Zoulou et dans toute l’Afrique australe. Le sauvetage des animaux du zoo de Bagdad au moment de l’invasion américaine, la protection de dizaines d’éléphants, de rhinos et d’autres espèces durant des années, ont fait de Lawrence Anthony leur ami. C’est ainsi que par dizaines, venus de toutes les contrées, les pachydermes sont restés devant chez lui à le veiller deux jours durant avant de disparaître. L’histoire pourrait être une fable, elle est pourtant réelle et témoigne d’un sens que les humains ne possèdent pas.
A Thula-Thula, littéralement « doucement, doucement », la réserve qu’a créé Lawrence, la vie se déroule au rythme de plusieurs safaris de l’aube au coucher du soleil. Rien de luxueux dans ce camp : les chalets individuels sont confortables sans plus, quant à la nourriture elle demanderait à être un peu plus élaborée et surtout variée… Montés à bord d’un 4×4 pour couvrir les pistes conduisant aux rhinos traqués par les braconniers, nous croisons deux gardes armés qui se relaient nuit et jour à faible distancezoulous des défenses animales. Quelques mois plus tôt, deux d’entre ont été tués et leurs cornes arrachées, depuis la surveillance est permanente et toute présence hostile aussitôt débusquée. Des zèbres espiègles traversent le sentier, et tandis que le jour décline des myriades d’oiseaux ponctuent le ciel. Notre guide nous explique qu’un orphelinat pour bébés rhino est en construction sur le domaine et qu’il accueillera bientôt plusieurs petits déshérités. A droite des koudous qui détalent et deux girafes nous fixent bizarrement du haut de leur long cou. Il est temps de rentrer au lodge pour un dîner zoulou autour d’un feu qui brûle à même le sol, mais au moment de traverser un espace nu de végétation, une maman éléphant et son petit surgissent d’un bosquet, un autre arrive derrière et s’ébroue dans la poussière. Nous imprimons la scène sur nos pellicules mais lorsque la matriarche découvre notre présence, elle fonce sur nous les oreilles en éventail… La voiture recule à grande vitesse… ouf ! L’éléphant a stoppé sa course. Nous nous en sortons avec une grosse frayeur. Dans la nuit fraîche de cet hiver austral, mille cris rompent le silence. A l’aube un autre « game drive » nous conduira à nouveau sur les pistes de Thula-Thula à la rencontre de ce monde sauvage qu’il faut protéger.

Ardmore, Ceramic Art à Caversham : une caverne d’Ali baba

zoulousA nouveau l’asphalte qui perce les prairies couleur terre de Sienne du Kwazulu : le voyage touche à sa fin, et même si nous avons pu voir de près ce peuple zoulou, il manque ce relief particulier qui donnerait à ce reportage un supplément d’âme. Et puis par hasard ou par chance, sur le chemin du retour nous découvrons l’atelier de Fée Halsted Ardmore, Ceramic Art à Caversham. Une caverne d’Ali Baba où sont fabriquées des pièces uniques en céramique, véritables objets d’art collectif créées par des dizaines d’artistes, pour la plupart inconnus. Encore relativement méconnue en France, aux États-Unis, en Angleterre, au Japon et en Australie, cette céramique compte de nombreux collectionneurs enthousiastes et figure déjà dans les collections de certains musées. Ceux qui la découvrent tombent sous le charme. Elle se distingue non seulement par son originalité et ses couleurs, mais aussi et surtout par l’imagination qu’elle exprime, caractéristique du peuple zoulou qui perpétue une profonde communion avec la nature. Ce n’est pourtant pas un exemple typique des expressions traditionnelles de ce groupe ethnique, comme on en trouve dans les collections ethnographiques, loin de là. Mais en voyant cette céramique, on sent immédiatement que l’inspiration des artistes, car c’est bien d’artistes qu’il s’agit, est caractéristique de l’art zoulou. Lorsqu’en 1990, Fée comprit qu’il y avait là un éventail de possibilités pour d’autres hommes et femmes zouloues, elle étendit les activités de son atelier et commença à donner des cours. Il y a toujours eu chez les Zoulous des femmes qui tressaient des paniers, enfilaient des perles, faisaient de la poterie et décoraient des vêtements en coton. En poterie, on leur enseigna les techniques occidentales, la cuisson au four zoulousélectrique et surtout l’application d’autres émaux, qui leur permirent d’obtenir de meilleurs résultats qu’avec leurs fours primitifs, au bois et parfois même à la bouse de vache. En outre, elles obtinrent non seulement une formation technique, mais leurs talents artistiques furent également développés. Elles possédaient naturellement le sens de la couleur et du rythme, dons qui leur permirent d’atteindre rapidement des niveaux supérieurs. Les résultats furent si époustouflants que ce qui avait été commencé par les femmes connut rapidement un intérêt auprès des hommes. La ferme d’Ardmore devint ainsi un véritable concept, où une trentaine de femmes et d’hommes zoulous réalisaient une céramique des plus fantaisistes. Fee Halsted-Berning a permis à plus de cent artistes de développer leurs talents dans ses ateliers au cours de ces vingt-sept dernières années. Beaucoup d’oeuvres sont nées d’une collaboration entre deux artistes, l’un faisant le travail de modelage tandis que l’autre s’occupait de la peinture. En moyenne, 30 à 35 artistes travaillent dans les ateliers en free-lance. La céramique d’Ardmore consiste exclusivement en pièces uniques réalisées à la main et signées par leurs créateurs, en argile rouge, revêtues d’un émail couvrant pour la décoration des pièces plus anciennes. La production privilégie la fabrication de sculptures, de vases, de terrines, de bols et de chandeliers de différents formats. Pratiquement tous les objets s’ornent d’un décor exubérant d’animaux et de plantes en relief, issus de la faune et de la flore africaines. Les motifs sont influencés par le folklore zoulou bien sûr, en une charmante variation qui se nourrit de l’imagination fertile des artistes et exclut toute similitude avec l’art populaire. Une singularité qui a fait le succès de leurs créations sur les marchés occidentaux. (Pour en savoir plus : Ardmore Ceramic Art, info@ardmoreceramics.co.za) Page de gauche : des artistes d’Ardmore en plein ouvrage. Ci-contre : différentes céramiques typiques de l’art zoulou. Les immeubles design du quartier de Standton contrastent avec la pauvreté des masures en tôles de Soweto.

Différentes céramiques typiques de l’art zoulou. Les immeubles design du quartier de Standton contrastent avec la pauvreté des masures en tôles de Soweto.

 

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Johannesburg, une movida entre bobos et béton

zoulousBâtie à l’époque de la ruée vers l’or dans le Transvaal en 1887 et baptisée par les Zoulous eGoli (Cité de l’or), la ville tente de renaître après des années de désordre. Si comme dans toute l’Afrique du sud la population noire, très largement majoritaire, a repris tous les pouvoirs depuis l’avènement de la démocratie, les années d’après-apartheid ont fait fait émerger dans cette cité tentaculaire des zones de non-droit. Les Blancs retranchés dans les quartiers de luxe comme Sandton, Rosebank ou Houghton, où se trouve la dernière demeure de Mandela, parviennent à grands frais à développer dans des lieux laissés à l’abandon des centres de vie, de culture et même de fêtes, où se retrouvent autochtones et étrangers. En trois ans le premier d’entre eux, Maboneng, est passé du statut de quartier industriel à celui d’espace branché. Abandonné aux squatters et autres dealers à la fin des années 90, il abrite désormais des galeries d’art, des boites de nuits, un cinéma d’avantgarde, des boutiques de mode, des créateurs, des designers et des restaurants très courus, comme le désormais célèbre Canteen. Ici les immeubles désaffectés, les entrepôts et les usines, ont été réhabilités en lofts confortables et spacieux, et vendus à des bobos argentés. Johannesburg doit sa renaissance à la présence d’une nouvelle génération d’artistes, de designers et de créatifs. Beaucoup de nouveaux quartiers ont émergé au cours des dernières années, tandis qu’un Musée du Design africain – le premier de ce type sur le continent – ouvrait ses portes à l’automne 2013. Depuiszoulous peu, la ville accueille également chaque année deux fashion weeks. Fondée à une époque où le commerce de l’or et des diamants était florissant, Johannesburg reste un important centre économique pour le minerai, le secteur bancaire et financier, les médias, la santé et la technologie. Sur Parks, c’est l’arrivée prochaine de l’hôtel Four Season’s The Westcliff qui confirme la renaissance du nouveau Joburg, notamment en raison de son architecture afro-moderne et des oeuvres signées d’artistes de renom, comme Helmut Starcke, Obie Oberholzer, Gawie Joubert, Saral Petrus, Diana Hyslop, Lehlogonolo Mashaba, Louis Olivier et l’équipe d’Arlene Amaler-Raviv & Dale Yudelman, pour ne citer qu’eux. D’autres quartiers deviennent aussi tendance, comme Parkhurst et ses dizaines de restaurants et boutiques de mode, ou le 44 Stanley Avenue, à l’ambiance très new-yorkaise. Là aussi les immeubles industriels ont été revisités et à l’intérieur d’une immense cour se côtoient restaurants tendance, boutiques d’avant-garde et street art. Mais le plus extraordinaire ce sont les marchés de voisins, qui éclosent chaque fin de semaine dans plusieurs quartiers de Joburg, sur lesquels artisans, commerçants et cuisiniers de tous poils proposent à la bonne franquette des produits faits maison dans une ambiance décontractée et populaire. Pour une petite faim, allez chez Daleah’s sur De Beer street àBraamfountein, son chili con carne est délicieux, et pour la nuit il faut gagner le Monarch Hôtel situé dans un vieux bâtiment qui abrita la Poste dans les années 30 à Rosebank. Endroit élégant et raffiné fréquenté par les artistes étrangers de passage. La Movida s’est installée à Joburg et n’en est qu’à ses débuts.

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Le 44 Stanley est l’une des adresses les plus branchées de Joburg avec ses boutiques, ses galeries et ses restaurants tendance.